Fukushima Style (1er semestre 2018) //

11 avril, Cité Des Arts

" Toujours pluriel et à géométrie variable, le Fukushima Style se déploie dans un
réseau de complexité maximale en s’appuyant sur des effets de simplicité minimum. Ses émergences sont locales et se diffusent en des clouds transfrontaliers, à la manière virale d’une rumeur nourrie par ceux qui la colportent. Ses engeances, enfin, sont globales, et ses tentacules – Léviathan – dansent comme un poumon
d’acier qui oxygène le cœur chaud du monde. Fukushima style. C’est l’histoire de quatre personnalités. Quatre jeunes artistes de l’océan Indien posés sur l’île de La Réunion, au carrefour d’un monde en pleine ébullition où des identités nouvelles émergent, chaque jour, quand l’uniformisation des mœurs côtoie les métissages culturels les plus improbables...
Gaël Papy, Hasawa, Mickaël Gravina, Vince Condaminet déploient leur prisme, inspiré
par la terre du Sud et sa colorimétrie chaude. Ils catalysent les changements et accompagnent les métamorphoses du présent. Pas de mosaïque de caractères mais une hybridation des genres qui devient radioactive. Le phénomène se met en marche et promet de porter l’art insulaire au-delà de ses limites géographiques. Une explosion douce et silencieuse est à l’œuvre.
" Cédric Mong-Hy

À la Cité des Arts, Hasawa et Mickaël Gravina s’associent à "Dame de Pique" (Sandrine Collet) à l’origine de ce projet de résidence.

`"De la chair au son, en passant par l’image, des considérations socio-économiques (l’exploitation du littoral générant l’affluence des requins) à la magie des peuples, tout se rencontre. Les œuvres sont complexes par leur inspiration et simples par leur forme. Le chaos est encore en sommeil et les créateurs veillent. Ils bricolent leur rapport au monde, le négocient, sans l’arrêter. La matrice croît en même temps qu’ils explorent. Se réapproprier la matière du monde pour composer celui-ci autrement, voilà leur parti pris. Repartir de la matière brute, des exsudats de la société insulaire, des objets oubliés, des sons surgis de nulle part, pour se réapproprier le monde, ne plus subir l’histoire. Ils posent la question du temps, de l’espace, des identités, sans jamais clore le débat. Fukushima style, ce n’est qu’un début." "Carpe omnies". Aude-Emmanuelle Hoareau

Résidence de laboratoire